On progresse au repos

On progresse au repos

Christophe a 37 ans. Il fait du triathlon à bon niveau. Il y a trois mois, on lui a diagnostiqué une fracture de fatigue du tibia. Il en faisait trop. Il s’entraînait tous les jours, parfois deux fois par jour. Toutes les séances étaient intenses. Il était surentraîné ! Son tibia a servi de fusible pour lui éviter de basculer dans un épuisement profond. Je le revois pour envisager la reprise de la course.

Le doc : Alors Christophe, comment allez-vous ?

Christophe : Pas de souci, je n’ai plus de douleur. J’ai suivi votre programme. Le premier mois, j’ai nagé à la cool. J’ai bossé ma glisse en restant en aisance respiratoire. Le second, j’ai repris le vélo en moulinant, là encore, sans aucun essoufflement. Le troisième, j’ai renoué avec le travail au « seuil ». Depuis 15 jours, je programme de nouveau un peu de fractionné à la piscine et en pédalant en côte. Je suis bien plus à l’aise qu’avant ma blessure.

Le doc : Super Christophe ! Vous voyez, ces deux mois de récupération active vous ont fait le plus grand bien. Votre os a consolidé et la totalité de votre corps s’est régénéré. Vous avez même surcompensé.

Christophe : Mon histoire m’a bien aidé à comprendre l’adage : « On progresse au repos ».

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