YAOURTS ET AUTRES LAITS FERMENTES FONT EQUIPE AVEC LE SPORTIF
Notre gros intestin, le colon, loge 10 fois de microbes que nous n'avons de cellule dans notre corps ! C'est dire si un minimum de stratégie et de diplomatie s'impose pour vivre en bonne intelligence avec ces envahisseurs potentiels.
Bien sûr, nous disposons d'une importante force de dissuasion. Notre système immunitaire monte la garde à la frontière de notre tube digestif. L'essentiel de nos effectifs en globules blancs s'est massé à cet endroit. Ces sentinelles ont placé sur la bordure de notre intestin des missiles anti-bactéries, les IG A.
Au-delà de la préparation au conflit avec nos ennemis, nous profitons de la présence de bactéries amies, les probiotiques. Moins belliqueuses, parfois véritables "indique", elles nous informent sur la nature profonde des germes et entraînent notre système immunitaire. Quand elles se multiplient, elles prennent la place des plus agressives rendant plus improbable l'attaque d'un adversaire dont les troupes seraient moins nombreuses.
Ces lactobacilus, bifidus et autres bonnes bactéries contiennent de la "lactase". Cette substance permet la digestion du sucre du lait, le lactose. Il le casse en deux pour obtenir du glucose et du galactose qui sont aisément absorbé. Voilà qui réduit les désagréments d'une mauvaise digestion du lait. Avec les années, la version humaine de cette enzyme a tendance à disparaître de la paroi intestinale. Le sportif adulte tolère moins bien le lait car le lactose reste dans son tube digestif. Il crée un appel d'eau qui provoquent parfois des diarrhées. Il y nourrit les bonnes et les mauvaises bactéries. Cette fermentation produit de l'air responsable de ballonnement.
La théorie est séduisante mais les recherches actuelles validées mènent à de plus modestes conclusions. Il semblerait que la consommation de ce type de produit réduise le risque de diarrhée chez l'enfant en bas âge et limite la durée des infections de la gorge, du nez et des oreilles. Néanmoins, l'avenir nous dira ce que l'on peut tirer plus largement de ces produits ; le sportif pourrait bien bénéficier de quelques bienfaits supplémentaires.
En effet, le tube digestif souffre pendant l'effort. Le sang s'engouffre dans les vaisseaux largement ouverts menant aux muscles en actions. Dans ces circonstances, l'apport sanguin de l'intestin baisse de 80%. De surcroît, quand vous courez, quand vous sautez, il est brimbaler à travers l'abdomen. Il ne tarde à être victime d'inflammation et de microdéchirures. Si trop de bactéries agressives peuple le côlon, elles pénètrent plus profondément dans la paroi du tube digestif et peuvent gagner le sang. L'irritation locale s'accroît et les douleurs digestives augmentent. Des substances mal digérées passent dans la circulation sanguine. Elles provoquent parfois des réactions allergiques. Souvent, elles viennent s'échouer dans des zones mal drainées comme les tendons, les ligaments ou le cartilage provoquant un véritable "encrâssage articulaire".
Voilà pourquoi les "Menus et Recettes" proposées dans ce livre font la part belle aux produits laitiers fermentés source de bonnes bactéries !
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