LES BLESSURES DU BRICOLEUR
En bricolant, vous pouvez mettre votre organisme à rude épreuve. Comment éviter ces douleurs qui gâchent votre plaisir ? Que faire devant ces petites blessures succédant à vos ... exceptionnelles ... maladresses ?
POURQUOI CES DOULEURS EN BRICOLANT ?
C’est vrai ! De haut en bas tout votre corps peut devenir une victime du bricolage !
Le cou souffre souvent du fait de position prolongé en flexion ou en torsion. Entre les vertèbres cervicales, il existe de petits amortisseurs gélatineux : les disques intervertébraux. Maintenu comprimé trop longtemps, ils s’aplatissent et perdent leurs qualités mécaniques. Votre cou devient douloureux.
Les épaules sont agressées lorsque vous travaillez les coudes au dessus de l’horizontal. A ce niveau, les tendons sont particulièrement fragiles. Ces structures sont des cordelettes qui relient les muscles aux os pour transmettre la force de contraction et faire bouger les articulations. Quand vous levez les bras, les tendons situés dans la profondeurs de l’épaule viennent frotter sur les relief osseux que vous sentez au sommet de cette articulation, au bout de la clavicule. Ils s’irritent et finissent par s’user !
Les coudes peuvent, comme chez le tennisman, être victime de tendinite. A ce niveau, s’accrochent les muscles qui relèvent et font tourner le poignet. Prises de force, vissages et dévissages en positions inadaptées peuvent provoquer de microdéchirures douloureuses dans les tendons les plus vigoureux
Vos mains sont vous outils les plus précieux. Situées en bout de chaîne, elles sont parfois victimes de petits traumatismes. Concentration et adresse sont indispensable pour les préserver. Mais brûlures, coupures et coup de marteau sur les doigts surviennent parfois !
Les genoux souffre en position à genou ou accroupie. Vous abîmer votre cartilage. Cette substance lisse recouvrant les os au niveau des articulations ne cicatrise pas. Après usure les dégâts persiste et constitue l’arthrose. A l’avant du genou, vous percevez un petit disque osseux : c’est la rotule. A genou, tout votre poids du corps vient l’écraser. Accroupi, le gros muscle de la cuisse se tend et l’impact dans l’articulation. Dans ces deux circonstances votre cartilage des genoux souffre et s’abîme ... définitivement !
Le dos est particulièrement sollicité en position penché en avant prolongée ou lorsque vous transportez des objets lourds. Les dernières vertèbres de la colonne lombaire sont elles aussi séparés par un amortisseur gélatineux : le disque intervertébral. Si, penché en avant vous soulevez brusquement une grosse charge, l’extrémité antérieure des vertèbres se rapprochent et compriment le disque. La substance visqueuse déchire le disque gicle vers l’arrière : c’est la hernie discale. Elle entraîne des douleur dans le bas du dos. Parfois même, elle vient parfois irriter le nerf qui sort de la colonne et descend dans la jambe, c’est la sciatique.
COMMENT EVITER LES DOULEURS EN BRICOLANT ?
Le cou doit être maintenu le plus droit possible. La tête reste bien au dessus du cou ... ce n’est pas si facile de placer le crâne bien à la verticale de la colonne cervicale. Ne gardez pas longtemps votre tête basculée vers l’avant, l’arrière ou sur le côté. Dans ces conditions, vous surmenez vos articulations, vos disques intervertébraux et vos muscles. Placez vous bien en face de la structure à réparer et changez fréquemment de position. La contracture vous guette si vos muscles travaillent continuellement pour conserver la même posture. Ils s’épuisent et n’ont plus d’énergie, ils se durcissent comme la masse musculaire d’un cadavre. La contracture est une rigidité mortuaire localisée. Pour reposer vos muscles n’hésitez pas à utiliser un « traîneau » afin de vous glisser sous le votre véhicule.
Pour protéger vos épaules, travaillez le plus souvent possible les mains au niveau du thorax, le coude près du corps. Evitez les mouvements de rotation en face de votre visage. Ajuster bien la hauteur de votre tronc en fonction de votre activité : placez vous debout ou assis sur un siège de hauteur variable.
Pour réduire le risque de tendinite au niveau de vos coudes choisissez bien vos outils. Vous devez les avoir bien en mains, le manche n’est ni trop gros, ni trop petit, recouvert d’un revêtement bien agrippant. Pour toute action de force veiller à placer le poignet en légère extension afin de ne pas trop étirer les tendons qui relève la main. Faîtes occasionnellement des étirements en pliant le poignet et en tendant le coude.
Après un vilain coup sur les doigts, placez le en l’air sous l’eau froide. Cette technique réduit considérablement la douleur, le gonflement et l’hématome. En effet, le froid ferme les vaisseaux sanguins ... Pas de bain tiède dans l’eau salée selon la méthode de grand mère, la chaleur ouvre les vaisseaux et aggrave les saignements : en été quand la température s’élève les vaisseaux de votre visage se dilatent et votre faciès rougit. L‘écoulement de l’eau réalise un véritable massage de l’extrémité du doigt vers la main qui draine l’œdème et le sang. En cas de plaie, de douleur persistante ou d’ongle noirci consulter votre médecin pour affiner le diagnostic et adapter le traitement.
Face à une brûlure de la main par une pièce encore chaude du moteur ou par de l’acide de batterie, mettez votre main sous l’eau froide jusqu’à disparition totale de la sensation de chaleur. Il faut disperser l’énergie calorique qui lèse les tissus en les refroidissant. Il est indispensable de rincer mécaniquement le liquide acide et corrosif. Ne pas recouvrir de beurre votre blessure comme vous la conseillé votre vieille tante ! Après votre rinçage abondant, lavez votre main et réalisez un pansement avec de la vaseline ou du « tulle gras ». En cas de formation d’ « ampoules » ou de constitution de zones marrons consultez votre médecin : vous avez une brûlure au deuxième ou au troisième degré !
Lorsqu’une coupure des doigts survient, nettoyez la abondamment avec de l’eau et du savon puis désinfectez avec de la bétadine. N’utilisez pas de coton qui laisse des pluches dans la plaie, préférez les compresses. Recouvrez d’un pansement stérile. Attention, évitez de continuer à bricoler, la compresse va accumuler la crasse en regard de la plaie. Le sensibilité du doigts recouvert est très perturbée, vous êtes maladroit et vous risquez d’aggraver les lésions. Si le saignement ne se tari pas, si les berges de la blessure ne rejoignent pas spontanément, si la coupure est profonde notamment du côté de la paume, au dos des doigts ou au niveau d’une des petites articulations , consultez votre médecin, une suture ou une exploration de la plaie s’impose pour rechercher des complications.
Pour réduire le risque de douleur dans le bas du dos même conseils que pour le cou : gardez la colonne bien droite. Mais, il est aussi nécessaire de changer fréquemment de position. N’hésitez pas à vous déplacer et à marcher pour allez chercher vos outils ! Pour soulever les objets lourds, ne vous penchez pas en avant ! Gardez le dos bien droit, pliez et écartez les genoux. Grâce à cette technique, vous rapprochez la charge de votre corps et vous réduisez son bras de levier. Pour décoller le poids, poussez avec vos cuisses. N’oubliez pas de bloquer votre respiration et de contracter les abdominaux comme si vous alliez prendre un coup de poings dans le ventre. Ainsi, votre abdomen se durcit, la pression interne augmente et votre colonne est protégée.
Pour préserver vos genoux évitez les positions à genou et accroupie. Mettez vous assis en tailleur, le dos bien droit. Vous pouvez également vous servir d’un petit « tabouret réversible» utilisé couramment en jardinage. Faîtes le passer du potager à l’atelier. Retournez le et il offre un molleton pour vos rotules si vous persévérez dans la position accroupie. Pour les inconditionnels de cette posture, les genouillères de carreleur ou de volleyeurs sont indispensables.
Par ailleurs sachez que le siège de bureau pivotant à roulettes et à hauteur réglable offre une ergonomie qui préservent autant les articulations du bricoleur que de l’informaticiens. Il permet d’adapter sa position à de nombreuses tâches mécaniques. Alors n’hésitez pas à le faire rentrer dans votre atelier personnel !

