ATTENTION AUX TRAUMATISMES CRANIENS
Le cerveau du footballeur est trop souvent mal mené ! Les traumatismes crâniens fréquents au cours des matchs peuvent mettre votre vie en danger !
En 1991, lors du match OM Milan AC, Chris Waddle est victime d’un violent choc sur la tête. Complètement dans le brouillard, Il termine brillamment la compétition. De retour dans les vestiaires, il a subitement envi de dormir, il vomit et doit être hospitalisé.
Que se passe-t-il lors d’un traumatisme crânien ?
Vous sautez, tête vers le ballon. Malheureusement, votre front percute celui de votre adversaire ! Votre cerveau poursuit sa trajectoire et vient s’impacter à l’intérieur de votre boite crânienne. Parfois même, il arrache les membranes qui le maintiennent au contact de l’os. Les vaisseaux contenus dans ces structures se déchirent et commencent à saigner !
Le système nerveux est fragile !
Même en l’absence d’hémorragie, le cerveau a subit un traumatisme. Il se met à gonfler, il se constitue un œdème qui perturbe le fonctionnement des neurones. On parle souvent de commotion cérébrale. Parfois, le choc provoque la destruction d’une petit groupe de cellules nerveuses.
Lorsque du sang s’écoule à l’intérieur du crâne, il se forme un hématome. Contrairement à un muscle, la boîte crânienne ne peut pas se distendre. La pression augmente. Le cerveau souffre et ne tarde pas à être refouler par le seul orifice disponible. La base de l’encéphale s’engage dans le trou menant à la colonne vertébrale.
Malheureusement, à ce niveau, les neurones assument les fonctions les plus primaires. Dans les profondeurs du cerveau, le système nerveux régule les processus vitaux : le rythme cardiaque et la fréquence respiratoire. Cette zone écrasée ne parvient plus à remplir sa mission. Le sportif victime d’un hématome intracrânien peut rapidement succomber !
Guettez les signes de gravité !
Tout footballeur ayant perdu connaissance suite à un traumatisme crânien doit bénéficier d’un bilan et d’une surveillance médicale. Ce symptôme initial caractérise un choc violent pouvant provoquer un hématome au contact. Des troubles de la mémoire immédiate, des propos du type «qu’est ce que je fais ici ? » imposent les mêmes précautions. L’augmentation de la pression dans la boîte crânienne altère le fonctionnement de l’encéphale. La victime ressent une grande fatigue. Elle souffre de nausée puis vomit.
Un bilan médical est obligatoire !
Dans ces circonstances, les 2 jours qui suivent constitue une période à haut risque : un hématome intracrânien peut se former insidieusement. Au cours de cette période, le patient est hospitalisé afin d’être régulièrement examiné.
Le médecin surveille les réflexes. Au moindre doute, il prescrit un scanner afin de visualiser l’hématome. La radiographie à la recherche d’une fracture du crâne est inutile car «l’important, c’est ce qu’il y a dans la boîte » !
Le repos sportif s’impose !
Même s’il ne s’est pas produit de saignement dans la boîte crânienne, une perte de connaissance met en évidence un violent traumatisme du cérébral. Les haubans fibreux amarrant l’encéphale et portant les vaisseaux sanguins ont été étirés. Les cellules nerveuses ont été choquées et sont gonflées d’œdème. Une période de cicatrisation est nécessaire. Pendant 8 jours, la coordination et la mémorisation restent imparfaites, c’est l’occasion d’interrompre tout entraînement. Au cours des 3 semaines suivantes, contacts et «têtes » sont vivement déconseillés ! En boxe, sport réputé violent, un KO contre-indique tout combat pendant 1 mois !
LE CONSEIL : N’oubliez pas le footing au «seuil » !
Courir au «seuil » consiste à conserver un essoufflement léger pendant 20 à 30 minutes. A cette intensité, vos muscles produisent puis recyclent l’acide lactique. Ils apprennent à éviter son accumulation. Ainsi, même à vitesse plus élevée, pendant les matchs, vous parvenez à réduire la formation de cette «toxine ». Vous diminuez l’acidification de votre organisme, vous limitez le risque de tendinite ou de pubalgie … bien plus efficacement qu’en vous privant d’agrumes et tomates !
LA QUESTION : Doit-on manger des fruits ou des légumes au cours du repas précédent le match ?
Bernard LELIEVRE 21000 Dijon
Les vitamines et les minéraux apportées par les fruits ou les légumes sont indispensables au bon fonctionnement musculaire. Il est conseillé d’accompagner vos féculents préférés de légumes. Pâtes et coulis de tomate, riz et ratatouille sont des associations classiques. Si les fruits crus irritent votre tube digestif, terminez le repas par une compote.

